critère google
30/11/2021

L’UX : critère Google

L’expérience utilisateur : UX (ou expérience de page) est devenu un critère de classement par Google depuis mai 2021. Le géant du web adopte des signaux spécifiques pour évaluer la pertinence de ses mises à jour et leur impact sur la qualité de l’interaction entre l’internaute et la page web. Cela dans l’objectif d’améliorer en continu l’UX de recherche et de délivrer une expérience la plus agréable possible.

 

Dans ce contexte, Google fournit des outils efficaces pour mesurer la performance d’une page web, dans le but d’aider les propriétaires des sites web à optimiser l’expérience de leurs pages et parvenir à répondre convenablement à l’intention de recherche des internautes. 


Pour rappel, lire : Qu’est ce qu’une bonne UX selon Google ?

Les signaux d’une bonne expérience utilisateur selon Google

Dans la perspective d’optimisation de la performance de l’expérience d’une page web, plusieurs propriétaires de sites internet font recours au rapport « Signaux Web essentiels », de la Search Console, dans le but d’évaluer la qualité de l’UX de leurs dispositifs et de dépister les opportunités d’amélioration. Voici un aperçu sur ces signaux.

 

Google Page Experience : l’UX devient un critère SEO !

Core Web Vitals 

Les Core Web Vitals englobent un ensemble de signaux pour examiner la performance de l’expérience de page. Ces signaux renseignent le propriétaire du site sur les bonnes alternatives pour résoudre les problèmes qui dégradent la qualité de l’expérience utilisateur. Ces indicateurs concernent les critères qui suivent.

Largest Contentful Paint (LCP)

 

Cet indicateur mesure la vitesse de chargement du plus : grand (Largest), compréhensible (Contentful) et visible (Paint) élément, qui se situe au-dessus de la ligne de flottaison de l’écran, à partir du début de chargement de la page web. Notamment, ce score mesure la vitesse de chargement, des blocs de textes, des images de fond et des vidéos, ainsi que d’autres éléments qui peuvent être ajoutés, à mesure de l’avancement de l’équipe de recherche de Google dans le projet. 

 

Idéalement, un bon score LCP est obtenu quand l’élément se charge dans un délai d’au moins de 2.5 secondes. Pour mesurer le temps de chargement d’un composant, LCP mesure sa taille en se basant sur l’ensemble d’informations affichées correctement sur l’écran. 

 

En guise d’illustration, la taille d’un texte correspond à l’ensemble des mots qui les composent, sans prendre en considération les mots tronqués ou qui ne sont pas visibles par l’internaute. Pour une image, dans le cas de réduction inférieure de la taille cet élément au-dessous de sa taille originale, ou d’un étirement trop grand, c’est la taille originale de l’image qui sera prise en compte dans le calcul du LCP.

 

Autrement, toutes les marges et les épaisseurs des bordures de certains éléments, qui sont configurées dans le fichier CSS, ne sont pas prises en compte dans le LCP.

 

Le score LCP est d’une grande aide pour alerter le propriétaire d’un site en cas de lenteur dans le chargement d’une page. De ce fait, il peut mettre en œuvre rapidement les mesures nécessaires pour y remédier et éviter un taux de rebond élevé. 

 

Face à des internautes qui deviennent de plus en plus impatients, il devient important d’optimiser l’architecture de l’information et des codes sources et de réduire le poids des fichiers. Cela permet de favoriser la rapidité de chargement du site et de parvenir à capter l’attention de l’internaute et augmenter sa rétention.   

 

First Input Delay (FID)

 

C’est une mesure de l’interactivité de la page web, qui mesure le délai (Delay) entre la première action effectuée par l’internaute (First), comme un clic, un défilement, un empressement, etc, (Input) et le moment à partir duquel le navigateur commence à traiter réellement l’action déclenchée. Le FID est destiné à mesurer le retard dans la réponse à l’événement déclenché et non au temps émis pour y répondre. 

 

La réactivité d’une page est un critère fondamental dans la création d’une première bonne impression. En effet, la première bonne impression encourage le visiteur à naviguer plus longtemps sur le site et à explorer plus de liens. Cela permet de réduire le taux de rebond et d’augmenter le niveau d’autorité du site au yeux de Google. 

 

Dans ce contexte, Google propose le score FID, dans le but de mesurer la première impression, sur la base de l’interactivité de la page. Selon ce moteur de recherche, un bon FID ne doit pas dépasser 100 millisecondes. A l’aide d’un tel score, il est possible de créer une bonne première impression, surtout pour les nouveaux visiteurs. Ce qui contribue à favoriser l’engagement et la fidélisation de ces derniers.

Cumulative Layout Shift (CLS)

 

L’expérience de page est considérablement influencée par certains événements inattendus, qui peuvent surgir à cause du chargement asynchrone de certains composants. Par exemple, l’apparition brusque d’une image ou le changement imprévu de la taille d’une police, engendre consécutivement la stupéfaction et la frustration de l’internaute. 

 

Dans ce sens, l’indicateur CLS est conçu pour évaluer la stabilité visuelle de la page, en mesurant la fréquence de production des mouvements imprévus. L’instabilité se manifeste aussi dans le décalage de mise en page, suite au changement du positionnement d’un ou de certains éléments. Cela peut se reproduire aussi suite à l’ajout dynamique d’un élément dans la structure de la page (DOM) qui affecte le positionnement des autres composants. Ces constats peuvent perturber l’attention de l’internaute et générer sa distraction. 

 

Dans le but d’assurer une meilleure expérience de page, le CLS ne doit pas dépasser 0.1. Donc, plus ce score est proche de 0, plus l’internaute parvient à interagir facilement avec la page. Inversement, plus ce score est élevé, plus le décalage de mise en page est important et plus l’UX est défectueuse.

L’ergonomie mobile 

 

La compatibilité mobile devient un critère primordial que Google adopte, depuis 2015, pour classer les sites sur son SERP. Cela dans l’objectif de fournir au mobinaute un résultat pertinent et qui s’adapte parfaitement aux contraintes de son terminal mobile. Ainsi, il peut naviguer de manière intuitive et sans aucune frustration. 

 

Selon la dernière étude menée par Statcounter Global Stats en 2021, le trafic internet mobile représente 55,56 % du trafic Internet mondial total. De ce fait, il devient primordial d’optimiser l’ergonomie mobile du site, afin de gagner la satisfaction d’un nombre croissant de mobinautes et de leur offrir une meilleure UX.

 

Lorsque les mobinautes lancent une recherche sur internet, ils attendent d’avoir en résultat des pages adaptées à leur intention de recherche. En accédant à une page, celle-ci doit être affichée rapidement et le mobinaute doit pouvoir visualiser son contenu correctement à l’écran. Le plus important, c’est qu’il doit y trouver une réponse utile à son besoin.

 

L’équipe R&D de Google améliore constamment ses algorithmes, dans le but d’optimiser la visibilité des sites mobile-friendly et d’assurer une expérience mobile percutante aux utilisateurs. Dans ce même contexte, l’équipe converge actuellement ses optimisations vers la consolidation du concept du contenu mobile-friendly. 

 

Les applications mobiles ne sont pas en reste du positionnement sur les résultats de recherche. En effet, Googlebot emploie les informations d’une application indexée pour la positionner sur le SERP de la recherche mobile.

 

La connexion sécurisée HTTPS

 

Dans une perspective d’amélioration continue de l’expérience de recherche, Google adopte une approche centrée utilisateur (User centered design : UCD), afin de fournir un résultat fiable et pertinent à l’utilisateur. Dans cette optique, il utilise certains symboles pour informer sur le degré de sécurité d’un site.  

 

Les symboles de sécurité de Google renseignent si un site dispose d’un certificat de sécurité fiable permettant au navigateur d’interagir avec le site dans le cadre d’une connexion sécurisée. Notamment : 

  • Le symbole “Sécurisé” indique que l’échange de données s’effectue de manière privée, ce qui assure à l’internaute de communiquer ses informations confidentielles en toute sécurité. Ce symbole est une preuve de confiance et de crédibilité du site qui rassure le visiteur et Google quant à la fiabilité du site.
  • Le symbole “Informations” indique que la connexion avec le site n’est pas privée. Ainsi, les données transmises sont visibles par d’autres internautes et elles peuvent être modifiées par ces derniers.
  • Le symbole “Non sécurisé” signale que le site est dangereux et qu’il ne faut pas y envoyer des données confidentielles, afin de ne pas être détournées par des malfaiteurs.

 

Le protocole HTTPS approuve l’identité du site au navigateur et instaure la confiance, grâce à une connexion privée et sécurisée.

 

Les fenêtres intrusives 

 

Les fenêtres intrusives désignent les pop-ups interstitiels qui s’affichent soudainement, pour différentes fins telles que la demande d’inscription à une newsletter ou un autre abonnement. C’est le cas aussi d’une publicité qui fait la promotion d’un produit/service qui n’appartient pas au site.

 

La fenêtre intrusive pourrit l’expérience de page surtout sur un appareil mobile. En effet, elle couvre la majorité de l’écran et empêche le mobinaute à interagir confortablement avec l’interface utilisateur. Dans ce cas, il se trouve obligé de consulter le contenu de la fenêtre et de confirmer ou d’annuler l’opération demandée, pour pouvoir poursuivre son parcours normal.

 

Dans l’objectif de favoriser l’accessibilité des contenus sur les appareils mobiles, Google à annoncé depuis 2017 que les sites qui offrent une expérience mobile frustrante, notamment à cause des  interstitiels intrusifs, peuvent obtenir un classement moins avancé dans les résultats de recherche pour mobile.

 

Toutefois, Google autorise l’affichage de certains interstitiels qui ne nuisent pas à la facilité de navigation et à la qualité de l’UX, à l’exemple des fenêtres à vocation légale, qui demandent la vérification d’âge.

Comment mesurer ces signaux ?

Page Speed Insights

 

Cet outil donne un rapport d’analyse concluant qui mesure les indicateurs web du Core Web Vitals : LCP, CLS, FID. Ce rapport offre des recommandations utiles pour optimiser le temps de chargement du site et régler certains problèmes qui réduisent la performance du site. 

 

Ce diagnostic permet de dépister les opportunités d’amélioration de l’expérience de page. Ce qui favorise la rétention des visiteurs, permettant, par conséquent, de diminuer le taux de rebond et d’améliorer le classement du site dans le SERP.

Lighthouse 

 

Lighthouse est un outil d’audit de la performance d’un site web. Il fournit un rapport qui détermine les différents problèmes qui dégradent la qualité de l’expérience utilisateur et propose les meilleures alternatives pour surmonter ces désagréments.

 

Lighthouse offre des mesures issues d’un environnement de laboratoire, telles que les indicateurs du Core Web Vitals, en plus de nouvelles métriques intégrées dans la nouvelle version Lighthouse 6.0 (telles que Total Blocking Time (TBT) qui mesure la somme des temps de blocage d’une tâche longue qui dépasse 50 ms). 

 

Les nouvelles métriques permettent d’enrichir le score de performance par le maximum de données importantes et contribuent par la suite à examiner en profondeur les réels problèmes derrière une expérience utilisateur moyenne ou mauvaise. 

 

Le test d’optimisation mobile 

 

Pour évaluer la compatibilité mobile de votre site web, vous pouvez réaliser le test d’optimisation mobile. Ce test offre une simulation du rendu sur smartphone et renseigne sur les problèmes qui empêchent d’afficher correctement une page web, ainsi que les différentes erreurs bloquantes qui peuvent surgir lors du chargement des ressources du site.  

 

Notamment, ce test donne des remarques générales, à l’exemple de “texte illisible, contenu plus large que l’écran” et c’est à vous de passer en revue vos pages et de les tester sur un appareil mobile, afin de déterminer les sources de ces erreurs.

Mot de la fin

Google travaille constamment sur l’optimisation de l’expérience utilisateur, en réalisant des mises à jour évolutives et perpétuelles de ses algorithmes. Cela dans le but d’optimiser son SERP et de répondre convenablement à l’intention de requête de recherche, à travers des pages plus conviviales, plus pertinentes, et plus accessibles.

 

Dans ce but, le géant du web emploie des signaux performants, qu’il améliore en continu, afin de s’aligner sur les besoins des internautes et des mobinautes. Ainsi, il peut délivrer une expérience de page plus optimale. Tel est l’exemple des Core Web Vitals (LCP, FID, CLS), de la compatibilité mobile, des fenêtres intrusives, etc.

 

Pour aider les développeurs web et les propriétaires des sites internet à optimiser l’expérience de page de leurs dispositifs, Google leur offre des outils efficaces, comme Page Speed Insights et Lighthouse. Ces outils aident à identifier les problèmes qui réduisent la qualité de l’UX des pages web et déceler les opportunités d’optimisation. 

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