Co-design_ la conception participative
03/06/2021

Co-design: la conception participative

Le co-design, aussi appelé conception participative ou conception collaborative, consiste à la participation active d’un échantillon d’utilisateurs tout au long du processus de conception d’une interface ou d’un produit.


La conception participative fait collaborer les utilisateurs dans des ateliers de co-création. C’est une méthode où l’utilisateur final implique de manière active à l’idéation et la conception. Elle est garante de la créativité et de l’innovation en faisant travailler ensemble les utilisateurs et les UX designers.

Le co-design c’est quoi ?

La conception participative (à l’origine également appelée et connue sous le nom de conception coopérative, et sa patrie d’origine est la Scandinavie) est une approche relativement nouvelle de la conception de produits et d’interface de logiciels digitaux. 

La conception participative implique davantage les utilisateurs qu’au travers d’une démarche UX user centric de base. A travers des ateliers de co-design, cette stratégie inclut avec succès l’entreprise, les concepteurs UX, et les utilisateurs finaux dans le tout le cycle de conception. Elle permet de garantir un produit final répondant aux besoins des utilisateurs cible. 

 

Le co-design, également connu sous le nom de conception collaborative, est l’acte d’idéation et de création basé sur la collaboration des différentes parties prenantes (collaborateurs, clients, utilisateurs, entreprises). Il les implique activement dans le processus du développement de la conception (avec un grand focus sur la participation des utilisateurs). Cette démarche permet de s’assurer que les résultats escomptés soient parfaitement réalisables et utilisables, tout en répondant aux besoins et attentes de toutes les parties (entreprise et utilisateurs). Le co-design est un vecteur d’optimisation de l’expérience utilisateur. 

 

Les équipes de design centrées sur l’humain conçoivent pour les personnes, le co-design privilégie la conception avec elles. A travers cette approche, les praticiens de la co-conception devraient faire participer autant que possible les personnes pouvant impacter le processus du développement du projet. 

 

Autrement dit, le co-design inclut dans le processus créatif de conception:

 

  • en interne, les développeurs, Product owner, Product manager, etc. 
  • en externe, des personnes extérieures à l’entreprise, comme un échantillon d’utilisateurs, de consommateurs, ou en partenariat avec d’autres professionnels, etc. 

 

La méthode du design collaboratif rompt donc avec le modèle d’organisation vertical et mobilise les collaborateurs, internes et externes dans une démarche participative. Se voulant forcément Agile, le co-design s’inscrit de fait dans une méthodologie de Lean UX, et applique un processus collaboratif en Design sprints ou en sessions de design participatif.

Les valeurs du co-design

L’utilisateur : quand le sujet devient acteur

Ce qui différencie réellement le co-design d’une démarche UX user centric de base, c’est le fait qu’il soit à la fois un processus et une stratégie qui amène les utilisateurs finaux et les clients au processus de conception, et parfois même, de développement. 

 

Cette stratégie va bien au-delà de la “simple” empathie avec l’utilisateur et ne se contente pas de se mettre à sa place pour anticiper ses besoins et frustrations.

 

En effet, dans une démarche ordinaire, les UX designers et les développeurs entrent dans le monde des utilisateurs finaux dans le cadre du User Research, User testing ou la collecte de feedbacks, etc. 

 

En co-design, on peut considérer qu’il s’opère une relocalisation des utilisateurs finaux dans le monde des concepteurs UX et des développeurs. La conception collaborative implique d’inclure et d’impliquer réellement les utilisateurs et les clients du début du processus de conception (étude de marché, personas, phase d’idéation) et plus tard dans les étapes de tests d’utilisabilité, d’audits de conception et d’évaluation… 

 

L’idée est donc d’intégrer des utilisateurs réels en tant que parties prenantes et acteurs clés du processus de design et même du développement. Son implication ne se limite pas au début ou à la fin du projet mais bel et bien pendant toute la phase de conception du projet avec toutes les équipes concernées.

 

Ce principe étant la pierre angulaire du co-design, la dimension participative de l’utilisateur demeure cependant hautement et quasi strictement consultative, c’est-à-dire que l’utilisateur n’est nullement en mesure de trancher et de prendre des décisions, en dépit de son apport considérable pour informer et émettre des idées. Seulement les spécialistes et les experts UX formés et expérimentés seront capables de prendre des décisions significatives et d’analyser les informations recueillies. 

 

Dans un projet de co-design, une équipe se composant d’une communauté de clients, de partenaires ou d’utilisateurs, est invitée à participer à la conception du projet en question. Cet échantillon d’utilisateur participe activement à faire ressortir les points forts mais surtout les bémols de l’expérience client, les ressentis que le produit/service procure et les avis concernant les différents aspects du projet. Cette technique UX propre au co-design permet entre autres à une entreprise de cerner les faiblesses du projet et de trouver les solutions adéquates pour y remédier.

Empathie… encore plus d’empathie !

En UX Design, l’empathie est une qualité essentielle durant tout le processus créatif, pour ce qui est de l’interaction avec toutes les parties prenantes. Elle permet de placer les sentiments et les usages des utilisateurs/clients mais aussi des collaborateurs au centre du processus du design. 

 

En design collaboratif, l’empathie est un élément essentiel à la sphère professionnelle. 

 

L’aspect participatif peut sembler intimidant surtout pour les non designers qui sont amenés à s’exprimer, formuler des suggestions voire émettre des critiques sans être expert du domaine. D’un autre côté, le designer est invité voire contraint de prendre en considération les critiques de non experts et/ou la remise en question de ses travaux. Son égo peut même se trouver affecté, si certaines idées innovantes ne proviennent pas de lui. Des fois, on verra des différends se créer entre designers, dont la culture graphique et les influences peuvent être opposées engendrant des prises de positions antagonistes. 

 

Pour faire face à ces contraintes et adversités superflues, l’empathie devient maître-mot. Lors d’une démarche collaborative, il faut savoir mettre son égo de côté et se mettre à la place d’autrui, avec beaucoup de considération pour leurs expertises et leurs backgrounds. Il faut surtout garder en tête que la collaboration est un moyen d’accroître ses compétences et d’élargir ses horizons, au lieu de se poser sur ses acquis sans évolution aucune.

 

Il est primordial de garder à l’esprit que le travail participatif fait jaillir des idées nouvelles, mais qu’il engendre automatiquement des avis divergents. Alors, pour que la collaboration soit fructueuse, il faut nécessairement apprendre à montrer de l’indulgence et de la compréhension. De ce fait, une approche de co-design ne peut avoir lieu si les différentes parties n’usent pas sans réserve de leur empathie. Cela facilite l’acceptation des idées nouvelles et favorise également l’adoption des plus créatives et innovantes d’entre elles. 



La démarche collaborative est un réel vecteur de progrès collectif. En réunissant des personnes aux expertises diverses et de différents horizons, le co-design pousse vers des changements positifs axés sur une innovation participative. 

De l'importance du co-design

Les designers UX relèvent que souvent, le manque de communication et de collaboration impacte négativement l’expérience utilisateur, qui résulte de quiproquos persistants et d’une perte de temps considérable. D’où l’importance de l’approche collaborative du co-design, qui place en synergie les compétences et les visions transversales des différents participants au profit du processus de conception. 

 

Ceci est d’autant plus vrai grâce à des outils de plus en plus adaptés aux échanges d’informations et au travail collaboratif à distance. Ainsi, le co-design est facilement opérationnel même au sein d’équipes dispersées. Le design collaboratif permet ainsi le partage de compétences et d’informations au fur et à mesure, lors des phases d’idéation ou de maquettage, lors de la détection d’un problème ou dès qu’il s’agit de la remise d’un livrable. De la sorte, le co-design garantit un travail d’équipe rapide, efficace, Agile, et itératif.

 

Afin de favoriser une communication et une collaboration bénéfique, le co-design vient placer les usagers et les utilisateurs au centre du mécanisme de création. Il les inclut activement dans le processus du design et du développement et ceci présente maints avantages tant pour les utilisateurs que pour l’entreprise.

Bénéfices du co-design

Les UX designers comme les développeurs, se laissent souvent submerger par le flux de travail et s’emmêlent dans leurs tâches quotidiennes. Souvent, que ce soit par  soucis de délais ou par méconnaissance, ils ont tendance à fonctionner selon des archétypes ou des hypothèses prédéfinies. Ceci engendre forcément une dichotomie entre la perspective partagée par les équipes de conception et de développement et celle des utilisateurs visés.

 

Lorsque la méthode du co-design intervient, l’inclusion de participants externes au cours de la phase d’idéation du produit peut ouvrir de nouveaux canaux, élargir les horizons de chacun et surtout faire coïncider les objectifs de l’entreprise avec les besoins réels des utilisateurs. Pendant la phase de développement et de mise en œuvre, les feedbacks et les avis des utilisateurs sont tout aussi importants pour cerner les forces et faiblesses du produit/service.



Pour résumer, les principaux bénéfices de cette collaboration sont les suivants :

 

  • Apporter une perspective nouvelle et fraîche, ainsi que des idées originales en incluant les utilisateurs finaux dans le processus de conception et de développement
  • Permettre l’immersion des participants dans le projet pour mieux se l’approprier
  • Développer le sens de l’empathie de chacun pour développer des compétences plus variées 
  • Générer des idées innovantes pour solutionner des problématiques ciblées
  • Optimisation et gain de temps et de ressources en accélérant les étapes de recherches, de conception, de développement et de tests. 
  • Amélioration de l’expérience utilisateur/client dans sa globalité 
  • Découverte de talents. Le co-design est bénéfique en termes de ressources humaines, car les échanges permettent de découvrir des compétences nouvelles ou enfouies.

 

La démarche du design collaboratif, via des workshops, aide à mieux construire l’expérience utilisateur. Afin de tirer un maximum d’avantage du co-design, le mieux est alors de compter sur des sessions de conception participatives. Cependant, lorsque cela s’avère irréalisable, il reste possible de recourir à des ateliers de co-conception participative en ligne, à des formulaires Web ou à des enquêtes sur le produit ou les fonctionnalités d’un service particulier. Cela est à même de fournir un ensemble quantitatif d’informations.

Sessions/ateliers de co-design: Le comment du pourquoi

Le co-design s’articule autour de l’apprentissage mutuel et de la production collaborative. Sous forme de workshop, c’est avant tout un lieu et un cadre d’expérimentation. Lors de cette réunion de groupe où tout le monde est invité à participer activement, le but est de construire une réflexion et un projet commun.

L’immersion :


Structuré par un animateur, un atelier de co-design passe par une étape d’immersion et d’apprentissage qui augmente le sentiment d’appartenance au projet chez tous les participants. Elle consiste à inclure les utilisateurs dans le processus de développement afin de mieux se rendre compte des enjeux de la conception. Cette étape permet notamment aux designers de mieux pénétrer l’univers des utilisateurs pour cerner au mieux leur raisonnement et leurs contraintes. La phase d’immersion et d’apprentissage mutuel permet, tant aux utilisateurs qu’aux UX designers, de s’appréhender et de plonger dans l’univers de l’un l’autre afin de construire un langage commun. 

L’idéation :


C’est alors qu’on peut passer aux ateliers propres à la production, cœur battant des sessions de co-création. C’est la phase d’idéation et de manipulation des outils. Génératrice d’idées nouvelles, l’idéation permet de nourrir les conceptions des UX designers à travers des échanges collaboratifs sur les services et les fonctionnalités. A travers des outils et objets simples pour les utilisateurs, comme les cartes, les tableaux blancs ou les post-it , les participants pourront mettre à l’œuvre leurs idées abstraites afin de mieux les visualiser et d’en ressortir les points forts et les limites. Cette étape permet également aux UX designer de mieux comprendre les idées des utilisateurs et de faciliter le processus de maquettage basse fidélité.

Conclusion:

Une session de co-design est une excellente occasion pour les designers et les développeurs de se rencontrer et de s’identifier à l’utilisateur final. En invitant l’utilisateur à entrer dans le processus de création, et en écoutant ses suggestions et ses objections, beaucoup d’erreurs seront évitées très tôt dans le processus de conception.

 

Les ateliers de co-design peuvent prendre différentes formes, que ce soit en présentiel ou lors de sessions participatives en ligne. Les méthodes les plus populaires sont CARD, PICTIVE et « future workshop ».

 

Elles visent à différents degré au brainstorming collectif, à l’identification des habitudes des utilisateurs et de leurs besoins réels, pour éventuellement aboutir à la conception de maquettes basse fidélité répondant aux attentes des utilisateurs. 

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